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Après trois éditions ayant rencontré un fort succès au Grand-Duché de Luxembourg et qui a rassemblé plusieurs centaines d’étudiants issues de campus des quatre coin d’Europe, c’est au cœur de la capitale française que se déroulera le plus grand tournoi intercampus européen. Cette quatrième aura lieu le 12 avril au Palais Brongniart (Bourse de Paris). 

Soutenue par la Commission européenne dès son lancement en 2015, ouverte par Xavier Bettel et saluée par Forbes en 2016 puis adoubée par la Mairie de Paris en 2017, la Morpheus Cup s’impose petit à petit comme un OVNI, très réel, dans le paysage de l’innovation, du campus marketing et de l’évènementiel employeurs. Portée par le besoin vital en Europe d’identifier et conserver ses talents, de la bouillonnante scène startup estudiantine mais aussi de la nécessité d’établir une nouvelle relation avec une génération très différente des précédentes, la compétition ne pouvait que grandir.

Le concept n’a pourtant pas changé depuis l’origine, et s’appuie sur trois propositions. D’une part, le Morpheus Prize : un appel à projets – startups porté sur près de 3500 campus européens de septembre à mars, ouvert à toutes les disciplines, et centré sur vingt thématiques : arts, intelligence artificielle, expérience client, IoT, économie circulaire, capital humain, mobilité, cybersécurité, climat, deeptech… Près de 500 dossiers déjà reçus, destinés à des sponsors qui en déterminent les pépites, se lient aux talents contributeurs, puis collaborent avec les futurs intrapreneurs ou entrepreneurs. Pour les étudiants, une soumission libre en dix slides avant de pitcher – pour les finalistes – devant un jury de personnalités mondiales (Digital venture capital, business, média, technologie) et 25 000 euros à la clé.

D’autre part, une compétition live sur une série de défis le jour J : le Morpheus Day, le 12 avril dans l’enceinte prestigieuse du palais Brongniart, la Bourse de Paris. Cinq enceintes dont deux auditoriums offrant des challenges employeurs ludiques ou techniques : tech, business, marketing, science & engineering et creative industries. De quoi briller sur des défis inventés ou réels, résoudre des challenges innovants ou tester des produits ou services. Près de 40 épreuves au choix de 15 à 60 minutes, chaque équipe devant valider au moins 120 minutes pour espérer décrocher la Morpheus Cup, et là aussi, 25 000 euros de prix.

Enfin, un hall offrant des rencontres et expériences employeurs, sur des stands d’entreprises, organismes ou médias permettant de collecter des points bonus pour le classement final, décrocher un stage, un emploi ou une collaboration innovante.

Cihan Cengiz d’Epitech Nancy, et participant à la première édition témoigne : « l’inscription à la Morpheus Cup était pour nous la possibilité de travailler sur notre projet de startup mais également d’obtenir plusieurs retours de la part des professionnels. De plus, l’objectif était de se servir du résultat de ce concours comme confirmation de lancement. C’est entre autres grâce à la Morpheus Cup que nous avons créé Mapicts ». La compétition peut permettre de faire germer des idées et innovations, puis de les confirmer auprès des professionnels présents et membres du jury qui a compté parmi ses membres Google, Xprize, European Space Agency, Warner Bros, European Investment Fund, Dailymotion, Novak Djokovic Foundation ou encore le FC Barcelone…

Trois étudiants de HEC Paris, Olivier Fournier, Stéphane Vukovic et Hélène Gautier, composaient l’équipe Homelife, vainqueur de la Morpheus Cup 2016. Friands de challenges et de problématiques à résoudre dans le domaine de l’innovation, ils ajoutent : « nous souhaitions partager notre projet de santé connectée – initialement proposé par les Hôpitaux de Paris (APHP) et consiste en une solution de suivi médical à domicile pour les patients ayant subi une greffe pulmonaire – et la Morpheus Cup nous en offrait également la possibilité avec l’opportunité de parler à des experts de différents domaines. Enfin, c’était également une opportunité de représenter HEC Paris à cette compétition européenne inter-écoles ».

L’an passé, Sakthivel Manikandan Sundharam, membre des ProDIGIs de l’Univerité de Luxembourg, voyait son équipe remporter trois prix, dont le prix spécial décerné par le jury. Il explique : »C’est une aubaine de rencontrer des talents des autres pays européens et d’échanger ou découvrir à propos des nouvelles technologies. Et la récompense nous motive à continuer à développer des solutions pour résoudre des problématiques telles que la santé ou le système de transports, qui peuvent clairement être améliorées grâce à la technologie ».

L’événement a déjà attiré une centaine de campus de 20 pays différents, et a vu briller la Warshaw School of Economics, la Mannheim Business School, HEC Paris, différents campus Polytechnique, les universités d’Oxford, du Luxembourg, d’Athènes ou encore Barcelone. En 2018, plus que jamais, les étudiants européens seront mobilisés, affûteront leurs projets et prendront position à Paris, où évoluent au quotidien près de… 630 000 étudiants, cent fois plus qu’au Grand-Duché. Si les codeurs et les MBA sont toujours très prisés – et très présents – une nouvelle vague d’épreuves pourrait bien séduire les ingénieurs et créatifs, de plus en plus sollicités.