Terre d’accueil pour de nombreuses sociétés et startups depuis des années, le Grand-Duché de Luxembourg bénéficie aujourd’hui encore de l’arrivée d’institutions bancaires et financières depuis le référendum britannique et l’annonce du Brexit, mais pas seulement. Petit guide pour faire ses premiers pas d’entrepreneur dans un pays où il fait bon vivre, travailler et dans lequel innovation et technologie jouent un rôle primordial, comme le prouvent les multiples initiatives lancées et/ou soutenues par le gouvernement.

 

Un écosystème toujours plus vivant

Avec la House of Entrepreneurship, la Chambre de Commerce du pays, sous l’impulsion de son Directeur Général Carlo Thelen, permet aux entrepreneurs de développer tout leur potentiel dans un environnement favorable. Nasir Zubairi occupe également une place importante dans cet écosystème de l’innovation et de l’entrepreneuriat. Le CEO du LHoFT, dont la mission est de faciliter la vie des FinTechs qui souhaitent se développer au Grand-Duché de Luxembourg, est également à l’origine de la future House of Start-ups qui ouvrira ses portes au cours du premier trimestre 2018.

Côté finance justement, avec la récente mission de S.A.R. le Grand-Duc héritier et de Pierre Gramegna à New York City afin de promouvoir la place luxembourgeoise, le ministre des Finances a lors de ce voyage eu des discussions avec des start-up de la Fintech, pour évoquer les dernières tendances dans ce domaine et le rôle que le Luxembourg peut jouer comme hub pour développer le marché européen. Puis, le Brexit bénéficie également au Luxembourg avec de nouveaux sièges sociaux européens qui posent désormais leurs valises dans le pays : plusieurs dizaines de banques privées et d’assureurs ont d’ores-et-déjà sauté le pas.

Les incubateurs se multiplient également à vitesse grand V : c’est le cas de l’initiative lancée par ALD Automotive Luxembourg et ses startups se focalisant sur un secteur qui lui est cher, la mobilité. Pour Pierre-Yves Meert, Innovation & Marketing Manager, «le Luxembourg est le territoire idéal pour lancer des initiatives et projets pilotes dans le secteur de la mobilité». On notera également la création en milieu d’année 2016 d’InCub, incubateur lancé par la société Paul Wurth et dirigé par Sébastien Wiertz, qui s’intéresse tout particulièrement à l’industrie 4.0, ou InduTech.

Enfin, les acteurs du spatial suivent également la tendance, avec l’arrivée de plusieurs sociétés ces derniers mois, elles qui travaillent main dans la main avec l’initiative SpaceResources.lu, et s’inscrivent dans le projet du Ministère de l’Economie porté par Etienne Schneider. C’est notamment le cas de ispace, société japonaise dirigée par Takeshi Hakamada – qui est également le leader de l’équipe HAKUTO, un des finalistes du Google Lunar XPRIZE – qui loue le Grand-Duché : «Avec un fort support financier, légal et technologique, nous sommes convaincus que le Luxembourg est le meilleur endroit pour nous pour débuter des opérations en Europe». Même son de cloche pour Planetary Resources et son CEO Chris Lewicki, également présent dans le pays depuis maintenant une année, via un investissement de 13 millions d’euros du gouvernement.

 

Créer sa société, les étapes à suivre

Dans son projet de création, l’entrepreneur qui souhaite s’établir au Luxembourg, doit tout d’abord disposer des autorisations et agréments nécessaires à l’exercice de son activité. Au préalable, il doit bien entendu développer et peaufiner son projet, qu’il formalise dans son business plan. A cet instant, il faut également vérifier la disponibilité de l’ensemble commercial ou de la dénomination souhaitée, puis d’introduire sa demande d’immatriculation par internet auprès du Registre de Commerce et des Sociétés (RCS). Concernant les sociétés, contrairement aux entreprises individuelles, un acte consultatif, qui correspond à la charte fondamentale de la société et qui fixe ses règles de fonctionnement, doit être publié au Recueil Électronique des Sociétés et Associations (RESA). En parallèle, l’entrepreneur doit se doter des moyens financiers nécessaires pour en assurer le bon fonctionnement et démarrer son activité. Vient ensuite le choix de la forme juridique la plus appropriée à son projet d’entreprise. Un premier choix s’impose : entreprise individuelle, ou société commerciale. En optant pour une société commerciale, il est par la suite nécessaire de choisir soit une société de capitaux (dans laquelle il n’est tenu responsable des dettes sociales qu’à concurrence de son apport) ou une société de personnes (dans laquelle il est responsable indéfiniment, sur ses biens personnels, des dettes de l’entreprise).

Puis, pour pouvoir embaucher du personnel, l’entrepreneur doit introduire une déclaration d’exploitation auprès du Centre Commun de la Sécurité Sociale (CCSS) qui lui permet de s’immatriculer en tant qu’employeur. Concernant les impôts et la TVA, il doit s’assurer que son activité est enregistrée respectivement auprès de l’Administration des Contributions Directes (ACD) – l’entreprise est contactée directement par courrier par le bureau d’imposition compétent – et de l’Administration de l’Enregistrement et des Domaines (AED) pour y introduire sa déclaration initiale.

Pour favoriser l’entrepreneuriat, l’Etat luxembourgeois a également mis en place un régime d’aide «investissement initial». Celui-ci vise à soutenir le développement de l’esprit d’entreprise et à favoriser la création et la reprise d’entreprises en introduisant des conditions particulières pour accompagner les créateurs d’entreprises lorsqu’il s’agit de leur premier établissement. Ainsi, une aide peut être accordée sous forme de subvention en capital ou de bonification d’intérêts !