Plus de 30 ans après sa découverte en Ethiopie, la dernière autopsie de la grand-mère de l’humanité vient de livrer de nouvelles conclusions. John Kappelman, anthropologue à l’Université de Texas à Austin, penche pour une chute de douze mètres.

 

« C’est une fracture de compression qui se produit quand la main touche le sol après une chute, ce qui projette les éléments de l’épaule les uns contre les autres et produit ce type de signature unique sur l’humérus », analyse Kappelman, dans un article paru ces jours-ci dans la revue britannique Nature.

 

Moitié bipède, moitié arboricole, donc moyennement à l’aise sur terre comme dans les arbres, Lucy aurait donc chuté à près de 56 km/heure, et serait décédée peu après. « Triste nouvelle, pauvre Lucy! », a commenté Yves Coppens, codécouvreur Lucy avec l’Américain Donald Johanson et le géologue français Maurice Taieb.

 

Lucy, appelée Dinqnesh en Éthiopie – ce qui signifie « tu es merveilleuse » – fut nommée ainsi car les chercheurs l’ayant découverte écoutaient en boucle la chanson des Beatles Lucy in the Sky with Diamonds. Lennon avait réfuté à l’époque que les initiales (LSD) et le côté complètement psychédélique des paroles fussent liés à la culture drogue des années 60.

 

Sa version officielle était que l’inspiration lui était venu d’un dessin de maternelle de son fils Julian, alors âgé de 4 ans, représentant une de ses camarades Lucy O’Donnell : Lucy dans le ciel avec des diamants.

 

Pour résumer, la merveilleuse grand-mère de l’humanité, nommée Lucy à cause d’un dessin d’enfant de maternelle ayant inspiré la chanson du père sous LSD, chanson écoutée plus tard sous une tente en Ethiopie par les chercheurs l’ayant découverte puis nommée ainsi, montait non seulement très mal aux arbres mais en descendait encore plus mal. RIP mamie.