L’automatisation de la maison, tel est le but numéro 1 de la domotique. Comme objets connectés pionniers nous pourrions citer l’aspirateur, les enceintes ou encore une lampe connectée au wifi changeant de couleur selon la météo. La rencontre entre technologie information, électrotechnique et électronique, voici comment définir la domotique de nos jours. Avec des consommateurs hyperconnectés et des acteurs qui redoublent d’ingéniosité,
les possibilités grandissent de manière exponentielle, chaque jour, et tout le monde y va de son propre objet connecté, faisant de la domotique l’un des secteurs les plus convoités du moment.

La Silicon Valley en tête de file

Même le jeune papa Mark Zuckerberg dont vous avez surement du entendre parler quelque part, a annoncé vouloir lancer un système domotique pour la maison. Dans un post Facebook datant de début janvier, le milliardaire a fait part de son intention de créer un système qui s’inspirerait de J.A.R.V.I.S. (Just A Rather Very Intelligent System), crée par Tony Stark, plus connu lorsqu’il enfile son costume d’Iron Man dans l’univers des Comics Marvel. Dans un premier temps, ce système permettrait de contrôler les éclairages, de diffuser de la musique, et de changer la température sans toucher à votre thermostat. Du classique. Facebook n’est pas la seule société de la Silicon Valley à vouloir s’engouffrer dans la domotique et l’IoT.

Apple a lancé HomeKit et Microsoft, Windows for IoT. Google, après l’échec d’Android@Home revient en force depuis quelques mois. Près de 5 ans après le lancement de ce projet, la firme américaine tient toujours le même discours : elle veut connecter tous les objets de votre intérieur. Pour cela, Google a développé Weave – un langage permettant aux objets connectés de «discuter» ensemble, qui n’a pas besoin d’un OS spécifique – et Brillo, un système d’exploitation permettant de rendre smart les objets du quotidien. La cohérence, voici ce qu’il manque cruellement à cet Internet of Things, comme le confirme Jessica Ekholm, Research Director au sein du cabinet Gartner : «De nos jours, les gens ont plusieurs écosystèmes différents dans leur maison – un pour leurs exercices de fitness, un autre pour les autres objets connectés de leur intérieur. Ces objets seront dans un futur proche connectés via un «hub», qu’il soit situé directement dans la maison ou dans le cloud, et va ainsi permettre d’analyser, prédire et même agir à la place du consommateur final. En 2018, ce sont plus de 40 objets qui interagiront dans votre intérieur, et qui créeront une nouvelle expérience digitale». Google, notamment, semble l’avoir compris.

Curiosité, conseil, confort et sécurité

Parmi les nouvelles possibilités qu’offrent l’Internet of Things, citons également la robotique, qui se développe de manière exponentielle. En effet, au Japon, ces robots ont fait leur arrivée depuis quelques mois chez SoftBank Mobile ; ils accueillent et conseillent les clients qui se rendent en agence. Le résultat est plus que surprenant et le passage en agence a ainsi augmenté de 45% en trois mois. Comme le souligne Julien Seret, B2B Development Director au sein de la société française Aldebaran qui développe ce type de robots : «Ils apportent une nouvelle expérience client. Ils présentent un produit, expliquent ses bénéfices. C’est un super assistant pour les membres du staff qui n’ont plus qu’à conclure la vente !» Comme il en avait fait la démonstration lors d’ICT Spring Europe 2015, ces humanoïdes doués d’une intelligence artificielle sont capables d’interagir avec l’espace et les personnes qui l’entourent. Au Luxembourg, son petit frère s’appelle Niloo et ce compagnon qui vous veut du bien peut sauver des vies selon Patrice Caire, chercheuse en informatique.

Développé par le SnT (Interdisciplinary Centre for Security, Reliability and Trust) de l’Université de Luxembourg, ce robot humanoïde qui mesure moins de 60 cm est «équipé pour aller à la recherche de la personne, évite les obstacles et envoie des emails ou SMS aux proches pour lancer l’alerte». Son but n’est pas de remplacer une personne, mais bien d’améliorer notre quotidien et qualité de vie.

La société Tarkett propose désormais une moquette connectée, installée notamment dans les hôpitaux et maisons de retraites. Celle-ci permet ainsi de repérer les chutes, de lancer une alerte et donc d’intervenir rapidement pour venir en aide aux victimes.

Entre confort et sécurité, la domotique s’adresse à tous : particuliers, professionnels, jeunes générations et plus anciens. Les mastodontes américains s’y engouffrent depuis quelques années, et peaufinent chaque jour cet écosystème dont les limites ne peuvent clairement pas être définies. Et c’est clairement ce qui fait la beauté de cet Internet des Objets. Le prochain défi ? Sécuriser l’IoT en définissant des normes et standards… à la fois communs et accessibles à tous.