Depuis quelques années et notamment grâce aux réseaux sociaux, l’industrie alimentaire est passée au crible, la maltraitance des animaux dénoncée et les modes de consommation bio plébiscités, mais qu’en est-il de l’industrie du prêt-à-porter ?

 

Car si en effet, la population prend de plus en plus conscience de l’impact de son comportement alimentaire sur la planète ou sur sa santé et que depuis septembre 2016 la Cour de justice de l’Union Européenne a affirmé sa décision d’interdire totalement le droit d’accès sur son sol aux produits cosmétiques ayant été testés sur les animaux, il n’existe à ce jour aucune restriction et très peu d’indications réelles sur les vêtements que nous achetons, leur mode de production ou leur traçabilité.

Pourtant si l’on regarde de plus près, c’est tout aussi révoltant car le cuir que nous portons a sans doute fait souffrir bien plus d’animaux que la viande que nous mangeons, aucune indication sur le mode de production ou d’élevage n’étant communiqué ! Le tee-shirt joyeusement acheté à 5 euros est sans doute le fruit du travail d’enfants en Inde ou en Chine et cela sans même aborder les nouveaux modes de production émergents tels que le «fast fashion» désastreux pour le bilan carbone de notre planète…pas très reluisant tout ça !

Mais si le «fast fashion» prend de l’ampleur avec des collections souvent destinées à être jetées d’une saison à l’autre, une lueur d’espoir apparait tout de même avec la multiplication des modes de production éthique, l’apparition ou la mise en lumière de nouvelles marques. On note également l’implication grandissante de stars sur le sujet telles que Pharrell Williams ou Jessica Alba, dont la société «The Honest Company» est sur le point d’être vendue pour plus d’1 milliard de dollars.

Si certains créateurs ont déjà pris le virage il y a de nombreuses années, comme Stella McCartney ou Vivienne Westwood, ils sont suivis de près par les nouvelles générations de la haute couture, qui s’accordent à dire qu’une traçabilité des matériaux, dans les années à venir, deviendra indispensable, les consommateurs prenant de plus en plus conscience de leur environnement notamment la génération Z dont le mode de consommation semble dorénavant plus sélective qu’intensive.

Prudence tout de même car de nombreuses grandes enseignes l’ont déjà compris et surfent sur cette nouvelle tendance pour en tirer avantage avec des lignes «conscious». Elles marquent une prise de conscience considérable certes, mais qui malheureusement la plupart du temps reste de la poudre aux yeux. En effet, pour la majorité d’entre eux ces produits ne possèdent qu’un tout petit pourcentage bio ou éthique. Alors qu’en est-il du reste ? A ce jour, existe-il réellement des alternatives ? Peut-on être tendance tout en suivant une certaine ligne de conduite ? Dilemme considérable pour les addcits de la mode… Focus sur quelques marques ou modes de production éthique qui jouent réellement le jeu.

 

Denim éthique pour Pharrell Williams et G-Star

Les jeans crées par la star dans le cadre du projet RAW for the Oceans vise à recycler en denim les déchets plastiques des océans. Cette collection sortie en août dernier a eu un réel succès : un coup de génie pour la marque en terme de positionnement. Copropriétaire de la marque de jeans, Pharrell Williams assure que les projets de développement durable de G-Star resteront un objectif clé pour innover et penser le futur du jean.

 

Amaboomi

Le challenge de cette marque, concevoir exclusivement des produits qualitatifs composés à 100% de matériaux recyclés. Crée par deux passionnés de la nature et très investis dans le développement durable, cette petite marque montante plutôt sportswear propose une gamme femme et homme.

 

Alternatives au cuir

Le Pinatex est un cuir végétal fabriqué à base d’ananas ! Sa production n’implique donc aucune maltraitance animale. Ce matériau éco-responsable n’est d’ailleurs pas passé inaperçu car il est d’ores-et-déjà utilisé par de nombreuses marques telles que Stella McCartney, Vivienne Westwood, Puma, Campers…

Au printemps dernier, le Royal College of Arts de Londres a ainsi décerné à Carmen Hijosa, son créateur, le prix de l’innovation matérielle 2016, et la branche britannique de l’association de protection des animaux PETA, son prix de l’innovation 2015.

 

Bourgeois Bohème

Marque anglaise créée en 2005 par Alicia Lai, une ex-podologue, vegan de longue date. Cette petite marque indépendante produit toutes ses chaussures artisanalement au Portugal. Fabriquées à base de cuir vegan italien, les chaussures Bourgeois Bohème ont notamment été vues aux pieds de l’actrice vegan Natalie Portman.

 

Production d’alpaga ou mohair éthique

L’alpaga est une laine haut de gamme à privilégier et même si controversée par certains vegan, il s’agit tout de même d’une ressource naturelle issue d’un procédé ancestral nécessaire à la survie de l’espèce. Pour ou contre, c’est une autre question, en attendant on dénombre un nombre important de producteurs respectueux des animaux, du mode d’élevage et de production de la laine, le tout étant de rester vigilants lors de vos achats.

Valentine Gauthier nettoie les plages du sud de la France avec la Surfrider Foundation, et a créé en 2007 sa marque de vêtements. Elle se fournit en laine en Bolivie…et n’utilise que des matières naturelles, et notamment de l’alpaga.

 

Production d’alpaga ou mohair éthique

L’alpaga est une laine haut de gamme à privilégier et même si controversée par certains vegan, il s’agit tout de même d’une ressource naturelle issue d’un procédé ancestral nécessaire à la survie de l’espèce. Pour ou contre, c’est une autre question, en attendant on dénombre un nombre important de producteurs respectueux des animaux, du mode d’élevage et de production de la laine, le tout étant de rester vigilants lors de vos achats.

Valentine Gauthier nettoie les plages du sud de la France avec la Surfrider Foundation, et a créé en 2007 sa marque de vêtements. Elle se fournit en laine en Bolivie…et n’utilise que des matières naturelles, et notamment de l’alpaga.